Bigorexie : quand la pratique du sport devient une addiction dangereuse


La bigorexie est une addiction au sport reconnue par l’OMS depuis 2011. Cette dépendance à l’exercice physique peut avoir des conséquences graves sur la santé physique, mentale et sociale. Le Dr. Kierzek vous explique comment l’identifier et la traiter.

Quand on parle d’addiction, on pense aux drogues ou aux écrans. Rarement au sport. Et pourtant, il existe une forme de dépendance bien réelle : la bigorexie. Derrière une apparente hygiène de vie, un trouble peut se cacher.

3 points clés à retenir de l’émission :

  • La bigorexie est une addiction au sport reconnue, avec des symptômes similaires aux autres dépendances.
  • Elle peut avoir des causes biologiques, psychologiques et sociales, liées notamment à l’image corporelle et au besoin de contrôle.
  • Un accompagnement thérapeutique et médical est essentiel pour retrouver un équilibre, sans diaboliser l’activité physique.

Quand le sport devient une obsession

Reconnue comme une addiction comportementale par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2011, la bigorexie se traduit par une pratique sportive excessive, compulsive, et ce, malgré des effets délétères sur la santé.

Les signes sont sans équivoque. La personne concernée ressent un besoin irrépressible de faire du sport, même en cas de blessure ou de fatigue. En cas d’empêchement, l’anxiété ou l’irritabilité apparaissent. Le quotidien s’organise uniquement autour des séances d’entraînement. Cela peut générer des tensions avec l’entourage, une négligence des responsabilités professionnelles ou familiales. Sur le plan physique, les blessures à répétition, la fatigue chronique et les troubles du sommeil sont fréquents.

Risques de la bigorexie : blessures, isolement, troubles psychiatriques

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette addiction : une sécrétion importante d’endorphines et de dopamine pendant l’effort, des troubles de l’image corporelle ou encore des fragilités psychologiques comme le perfectionnisme ou le besoin de contrôle.

Minimisée du fait de l’image positive du sport dans notre société, la bigorexie peut pourtant entraîner de graves complications : fractures, tendinites, troubles cardiaques, mais aussi dépression, anxiété, voire anorexie athlétique. L’isolement social ou le burn-out ne sont pas rares.

Soigner la bigorexie : réduire sans culpabiliser, avec un suivi adapté

Le plus souvent, ce sont les proches qui remarquent les premiers signes. Car comme toute addiction, la prise de conscience est difficile. Consulter un professionnel de santé est alors essentiel. Une prise en charge pluridisciplinaire est recommandée : thérapie cognitivo-comportementale, accompagnement médical et nutritionnel.

L’objectif est une réduction progressive de l’activité physique, au profit d’autres plaisirs et centres d’intérêt. Car le sport, au fond, doit toujours rester un plaisir.

Les conseils du Dr Gérald Kierzek

Retrouvez tous les matins à 8h50 Les conseils du Docteur Kierzek. De la gestion de notre stress à notre nutrition ou encore notre sommeil, il vous prodigue ses bons conseils sur chaque aspect de notre vie quotidienne.

Vous pouvez également retrouver cette chronique en réécoute sur l’appli ICI et l’appli Radio France.

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